Appel à projets “Salon d’été”. Projet non lauréat.
Centre du design de Marseille. Mars 08
Installation d’une architecture pour la sieste dans le parc du château d’Avignon. 
Arles Eté 08

....il y a un oreiller géant!
En me posant la question: “si je devais choisir un coin pour faire la sieste dans ce lieu où est ce que je me poserais spontanément?”, je me suis intéressée aux arbres centenaires présents dans le parc du château, qui ponctuent les abords de la prairie. 
Les arbres constituent des refuges, espaces pour s’adosser, ombragés, propices au repos, par rapport à la prairie ensoleillée et balayée par le vent.
“Au pied de mon arbre” s’apparente à un petite architecture légère.  L’objet “oreiller” définit simplement l’usage et constitue un appel par le biais de la couleur, le feuillage des arbres créent la couverture d’ombre, le tronc la fondation. Ces gros oreillers qui s’installent autour des troncs invitent donc à la torpeur, le temps de somnoler, bouquiner, se détendre, faire une sieste...L’oreiller mou et douillet nous enveloppe, s’adapte à notre posture et recrée une sphère intime dans le grand espace de la prairie, un espace confortable où l’on se sent comme chez soi. La diversité des formes et des tissus, unis ou à motifs, facilite l’appropriation de “son” coussin. 
Le poids léger des oreillers même s’ils sont encombrants (jusqu’à 3m de côté) permet la possibilité de les déplacer au grès des envies, on peut aussi tourner autour du tronc en fonction de l’ombre. L’attache autour du tronc (via un scratch) permet que le coussin ne s’envole pas et constitue en même temps un lien avec l’arbre. 
En bref, “au pied de mon arbre”, est la matérialisation d’un coin douillet propice à la rêverie, comme un appel “indécent” à la sieste. < au pied de mon arbre...