Clouds, pavillons culturels sur la corniche
SARA DE.GOUY Création de pavillons culturels sur la promenade de Castellane 
Rillieux-la-pape
Commanditaire : ENSAL, Projet de Fin d’Etude
Date : 2012 
Prix : Projet sélectionné pour le prix de la Jeune Architecture de la ville de Lyon
Projet exposé à la Maison de l’Architecture du Rhône du 11 avril au 19 mai 2013 Archipel. Lyon

Résurgence d’une interface ville-paysage (en collaboration avec Florimond Gauvin)
Le projet s’inscrit sur la corniche de Castellane, élément d’une géographie fondatrice de la grande vallée du Rhône qui a dicté la structuration urbaine en imposant, ici, la fin de la ville nouvelle. 
Le contraste topographique qui s’opère entre la planéité du plateau et l’escarpement du coteau et du vallon de Castellane crée sur ce linéaire un lieu de basculement et d’interface, entre plateau habité et versant sauvage, entre ville et grand paysage, entre ville et nature.
A l’échelle de la corniche dans son ensemble l’enjeu majeur revient à imaginer des espaces et des usages qui “donnent vie” au lieu, en confortant sa vocation culturelle et sociale. Cet objectif donne lieu à une programmation qui lie étroitement projet d’espace public et d’architecture.
Clouds, pavillons culturels sur la corniche
La promenade de la Corniche de Castellane constitue la ligne de contact de la Ville Nouvelle avec son contexte topographique et paysager, qui a été nié depuis sa création. Un site ouvert sur le Grand Paysage. Afin d’activer cette interface ville-paysage, un ensemble culturel vient s’articuler avec la corniche par un programme éclaté. La forme éclatée devient l’expression architecturale d’un équipement pluridisciplinaire. Ce rapport très fort à l’environnement est exacerbé par la figure et la matérialité du bâtiment. Le projet est constitué de deux strates : 
le sol, une strate publique qui constitue l’assise du projet sur le linéaire de gravité qu’est la Corniche, qui vient en balcon sur les balmes, et Le Cloud, une strate de ciel qui relie par le toit les pavillons culturels. Entre deux, les pavillons en verre s’évanouissent pour laisser la place au panorama sur le Vallon de Castellane. Les limites entre intérieur et promenade de la corniche sont floues pour un accès spontané à la culture. La strate de ciel évoque un nuage qui se serait accroché sur cette crête. Sa matière sensible varie selon la luminosité ambiante offrant une toiture mouvante au grès des variations du temps. Le Cloud protège climatiquement les pavillons et constitue une identité forte et poétique au bâtiment.
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